Située aux confins de la Goële et de la Brie, la commune a une origine très ancienne. Claye est mentionné au VIIe siècle sous le npm de Claio Vico, Souilly au XIIIe sous le nom de Solliacum. Des outils préhistoriques ont été trouvés sur le territoire de la ferme de Grosbois. Une villa gallo-romaine située à l’emplacement du lotissement de Mauperthuis, est attestée par la présence de morceaux de tuiles et tessons de poterie sigillaires. Une charte de l’évêque Manassès II du XIIe siècle confie les paroisses de Claye et de Souilly à des religieux venant de l’abbaye de Châge à Meaux.
Le 21 juin 1791, une lourde berline s’arrêtait devant le relais de Poste de Claye. Il fallait changer les chevaux. Un gros homme d’une quarantaine d’années descendit de la voiture, suivi d’une femme et de deux enfants. Visiblement, il s’agissait d’une famille de gens aisés qui partait en voyage. Le garçon, apparemment plus âgé que la fille, semblait maladif et sa maman l’entourait de soins. Une famille comme les autres gens de la bonne bourgeoisie marchande voyageant dans une berline très confortable et très lourde. Une dame les accompagnait. Ces personnages bien anonymes étaient… le roi de France Louis XVI et sa famille qui partaient en exil. Ils fuyaient Paris agité depuis deux ans par le mouvement révolutionnaire. Claye était alors le troisième relais de Poste depuis Paris sur la route de l’Allemagne qui traversait le bourg dans toute sa longueur. Elle suivait le tracé de l’actuelle rue Jean Jaurès, ordonné par l’intendant en 1750.
Aujourd’hui, Claye-Souilly est une ville résidentielle. On peut se promener dans le charmant Parc Buffon, que les artistes aiment mettre en scène. Les Clavois s’y retrouvent pour peindre, lire ou tout simplement prendre un peu de repos à l’ombre des grands cèdres. Certains préfèrent les berges du Canal de l’Ourcq et le port de Plaisance. Longé par le chemin de Halage, rendez-vous des coureurs, des promeneurs, et des amateurs de poissons d’eau douce.
Le GR14 : ce chemin de grande randonnée traverse la forêt régionale de Claye-Souilly. Sur l’ensemble de son tracé, l’aqueduc de la Dhuys court essentiellement en milieu rural et son parcours est émaillé de quelques curiosités à découvrir.
A VOIR
Eglise Saint-Etienne
Monument Gallieni
Prieuré-cure de chanoines réguliers à la collation de l’abbé de Notre-Dame-du-Châge à Meaux
Une seul nef, reconstruite au XVIIe: pierres tombales XVIIe, croix en fer provenant du cimetière, maître-autel et chaire XVIIIe ; dans la chapelle de la Vierge, tombe de la marquise de Polignac, XVIIIe.
Château des Tourelles (Hôtel de Ville)
Mémorial de Villeroy
Mémorial dédié aux soldats de la Bataille de la Marne (du 2 au 6 septembre 1914)
Tombe de Charles Péguy
Charles Péguy, né le 7 janvier 1873 à Orléans et mort le 5 septembre 1914 au champ d’honneur à Villeroy, était un écrivain, poète et essayiste français, connu également sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Son œuvre comprend des pièces de théâtre en vers libres: Le Porche du Mystère de la deuxième vertu (1912), et des recueils poétiques en vers réguliers: La Tapisserie de Notre-Dame (1913) d’inspiration mystique, évoquant notamment Jeanne d’Arc, un personnage historique auquel il resta toute sa vie profondément attaché. C’était aussi un intellectuel engagé, après avoir été militant socialiste, anticlérical puis dreyfusard au cours de ses études, il se rapprocha du catholicisme à partir de 1908 et du conservatisme, et fut connu pour des essais où il exprimait ses préoccupations sociales et son rejet de la modernité (L’Argent, 1913).