Le Mont-Dieu

La commune du Mont-Dieu est la plus petite commune du département des Ardennes. Ses habitants sont appelés « les Montagnards divins ».

La Chartreuse

Située au cœur des Ardennes, la chartreuse du Mont-Dieu (dont le domaine était très étendu) s’est construite dans une vaste clairière, au milieu d’une forêt de 1.123 hectares, pleine d’arbres séculaires : Chêne de Montpy, un tulipier de Virginie; un cèdre de l’Atlas, une belle allée de tilleuls qui mène au pavillon d’entrée. De célèbres visiteurs s’y sont arrêtés : le pape Eugène III, Saint Bernard de Clairvaux, Saint Thomas Beckett (archevêque de Canterbury).

En 1084, saint Bruno se retira à la Grande Chartreuse avec quelques frères épris d’idéal pour la vie d’ermite pour vivre plus strictement la règle de saint Benoît. Le Mont Boson fut rebaptisé le Mont Dieu lorsque la décision fut prise de fonder un monastère. La charte de fondation fut signée en 1037 et l’église consacrée en 1044.

Sous la Terreur, l’Abbaye servit de prison pour tous les suspects de la région sedanaise. Vendue à la fin de la Révolutions, l’Abbaye fut exploitée comme carrière et rachetée par l’industriel sedanais Poupart de Neuflize. S’il ne reste que 10 % des bâtiments, cela fait encore du Mont Dieu et de son merveilleux écrin naturel un des plus beaux endroits de la Champagne Ardenne.


Domaine privé. Vue sur les extérieurs. Accès par la D 977. Forêt domaniale


A VOIR
La Maison à Bar
Ferme fortifiée du XIVe siècle construite par les Chartreux du Mont-Dieu. Pont-levis, tours avec meurtrières (domaine privé).

Les fermes fortifiées
Depuis que l’homme est apparu sur la Terre, il n’a eu de cesse que d’en tirer sa subsistance et de se protéger contre un environnement hostile. L’expression “ferme fortifiée” contient cette double préoccupation humaine de tous les temps : manger et ne pas être mangé ! La ferme permet de se nourrir et, si elle est fortifiée, on peut s’y défendre : les terroirs ardennais, dont le Raucourtois, sont à ce point de vue typiques, car ils possèdent de nombreuses fermes isolées assez souvent fortifiées ou d’anciennes maisons fortes devenues des fermes.

Ces “maisons fortes” montaient la garde aux passages-clés tant dans les vallées que sur les chemins des plateaux, mais pouvaient aussi n’être qu’une auto-défense villageoise ou seigneuriale. Le plateau qui domine Raucourt et ses environs vers l’Ennemane ou, au sud-ouest, vers la Bar, est caractérisé par un habitat dispersé qui avait besoin de se défendre contre les bandes armées qui infestaient les campagnes au cours des guerrres interminables.