Au centre du Pays de Meaux, la ville de Meaux est la commune la plus peuplée du département de Seine-et-Marne. Elle doit son nom à la tribu gauloise des Meldi, dont la capitale, Jatinum, se trouvait à proximité de la ville actuelle. Cité gallo-romaine prospère, Meaux fut évangélisée vers 250 et devint siège d’un évêché dès le IVe siècle. Vers 630, saint Faron y fonda l’abbaye de Sainte-Croix. Théâtre de nombreux pillages, occupations et autres évènements historiques majeurs, la ville connut par la suite une grande activité commerciale de par son appartenance au vaste et puissant Comté de Champagne. Entre 1682 et 1704, Meaux s’illustra par la présence de l’Évêque Jacques Bénigne Bossuet, « l’Aigle de Meaux ».
Meaux jouit d’une situation privilégiée, offrant à ses habitants et aux touristes les avantages d’une grande ville tout en bénéficiant de la qualité de vie à la campagne. Récompensée par la distinction nationale de la quatrième Fleur, Meaux a su concilier embellissement et modernité, en se tournant vers l’avenir et en proposant de nombreuses festivités, comme sa Foire d’Automne. Connue pour le dynamisme de sa vie associative, culturelle et sportive, la cité meldoise est aussi une Ville d’Art et d’Histoire, Tous les quartiers meldois font l’objet, depuis une dizaine d’année, d’une véritable politique de rénovation urbaine, Élu de la Ville de Meaux depuis 1995.
A VOIR
Musée Bossuet (1627 -1704)
En 1682, Bossuet, prédicateur, précepteur royal et écrivain (très connu pour ses Sermons, Eloges funèbres), fut nommé évêque et administra le diocèse jusqu’à sa mort en 1704.
Le musée est situé dans le palais épiscopal : archéologie préhistorique, gallo-romaine et mérovingienne ; collections lapidaires (tête romane dite d’Ogier le Danois, fragments de la cathédrale) ; beaux-arts (peintures du XVIe au XIXe, sculptures ); art sacré ; mobilier, ethnographie de la Brie ; souvenirs de Bossuet.
Vestiges gallo-romains
Restes de l’enceinte gallo-romaine du Ive siècle (MH), soutenant la terrasse du jardin de l’évêché ; thermes avec hypocauste, dallage polychrome, aqueduc, substructions, mobilier divers.
Cathédrale Saint-Etienne (fin XIIe -début XIIe, remaniée au XIVe -MH)
Nef de quatre travées à doubles bas-côtés, transept non saillant, choeur de quatre travées à abside semi-circulaire, doubles bas-côtés, déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes du XIII et XIVe, façade flamboyante restaurée à trois portails ornés de tympans sculptés (Vie de la Vierge, vie de saint Jean-Baptiste, Jugement dernier), portails latéraux XIIIe, (Vie de saint Etienne), porte Maugarni du XVe, caveau des évêques du XVIIIe avec vestiges carolingiens; vitraux XIVe-XVIe, buffet d’orgues de 1627, pierres tombales du XIVe, statue funéraire du XVIIe, groupe sculpté du XVIIe (Visitation), statuette-reliquaire de saint Fiacre de 1644.
Tombeau de Bossuet (dalle de marbre noir dans le choeur).