La Vindocinum gallo-romaine est d’origine celtique (vin, montagne), en référence à l’abrupt coteau crayeux qui la surplombe.
En 1032, l’avènement de Geoffroy Martel, fils de Foulque Nerra, comte d’Anjou, marqua le début de l’influence politique angevine sur le comté de Vendôme. A cours de la seconde moitié du XIIe siècle, la ville passa tour à tour aux mains d’Henri II Plantagenêt et de Philippe Auguste. Une enceinte fortifiée vient doubler la protection du Loir, fossé naturel plus ou moins canalisé. La tradition situe cette édification après 1227, sur décision de Blanche de Castille et de son fils Louis IX.
La ville a été reconstruite après l’incendie du au bombardement du 15 juin 1940. L’aménagement d’une gare TGV en 1990 plaçant Vendôme à 42 minutes de Paris s’est acompagné d’une mutation importante du tissu économique, autour de trois grands secteurs : l’aéronautique, l’automobile et l’électroménager.
Saint Martin dans le Vendômois
En sortant du côté nord de la Touraine, Martin a laissé une empreinte profonde dans le Vendômois et le pays chartrain. Il se rendit une fois à Chartres avec quelques disciples, rapporte Sulpice Sévère, et parmi eux se trouvait son ami Gallus, qui fait ce récit : « En traversant apparemment le bourg de Vendôme, Martin vit s’avancer une foule immense de païens. La renommée de l’évêque de Tours attira des curieux, des désireux d’espoir… Il se mit à prêcher. Une femme dont le fils venait de mourir se précipita vers lui, tenant dans ses bras son enfant :
- "Nous le savons, criait-elle, vous êtes l’ami de Dieu. Par pitié, rendez-moi mon fils; je n’en ai point d’autre.
- Oui, oui, reprenait la foule, secourez cette pauvre mère".
Il prit le corps de l’enfant, le ressuscita par ses prières et le rendit à sa mère. Les païens, transportés d’enthousiasme, demandèrent tous le baptême. La conversion de ce peuple valait bien un miracle ! » Cette résurrection était la troisième qu’il obtenait, et ce fut la dernière. Il avait rendu la vie à deux morts étant moine, à un seul étant évêque.
A VOIR
Le culte de saint Martin a un de ses centres les plus marqués dans le Vendômois : des autels lui ont été dédiés à Montoire, à Troô, à Lavardin, à Saint-Martin-du-Bois, à Fréteval, à Lancé, à Morée, etc. Au milieu de ce groupe domine Saint-Martin de Vendôme, bâti à la place d’une église antique, fondée dès le IVe siècle et terminée en 1139 ; spécimen de l’art de la Renaissance et du style de transition. L’érection de ces divers sanctuaires s’explique assez par le passage du pontife et le grand miracle opéré par lui à Vendôme.
Maisons en pans de bois
De nombreuses maisons médiévales du centre de Vendôme sont en pans de bois, mode de construction économique encore utilisé aux XVIIIe et XIXe siècles. Datée de la fin du XVe siècle, la maison Saint-Martin est constituée d’un assemblage de poteaux de bois reposant sur des sablières (poutres horizontales). Au rez-de-chaussée, quatre sculptures représentent, de gauche à droite: saint Martin, saint Jacques, saint Jean-Baptiste et saint Louis.
Tour Saint-Martin
La première église paroissiale de Vendôme, dédiée à saint Martin, passe pour avoir été construite à l’emplacement où l’évêque de Tours prêcha pour convertir le Vendômois. Tout près d’elle, un orme séculaire, qui aurait subsisté jusqu’au règne d’Henri IV, aurait marqué exactement le lieu de sa prédication. L’église s’élevait sur la place qui porte son nom. Construite aux XVe et XVIe siècles, il n’en reste que le clocher, la Tour Saint-Martin, qui a perdu tout caractère religieux. En 1791, l’église fut vendue et transformée en Halle aux Grains. En 1811, le bas-côté nord devint l’emplacement des boucheries de la ville. En 1857, elle fut finalement démolie et son clocher transformé en beffroi sonnant les heures. Le carillon de la tour Saint-Martin évoque les seules villes détenues au XVe siècle par le dauphin Charles VII : Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry et Vendôme.
Ancienne Abbaye de la Trinité
Elle a été fondée par Geoffroy Martel, alors Comte de Vendôme, et son épouse Agnès de Bourgogne. En construction à partir de 1035, elle a été dédiée le 31 mai 1040.
Porte Saint-Georges
Protégeant l’entrée de la ville au bord du Loir, elle est encadrée de tours dont le gros œuvre remonte au XIVe siècle. Mais du pont, elle présente des mâchicoulis et un décor sculpté de dauphins et de médaillons Renaissance, ajoutés au début du XVIe siècle par Marie de Luxembourg, duchesse de Vendôme.
Château
Ruines du château médiéval
Donjon rectangulaire à contreforts et tourelle de plan carré, enceinte XIIe, XIVe et XVe siècles flanquée de tours carrées, semi-circulaires ou polygonales, Tour de Poitiers reconstruite au XVe siècle, châtelet flanqué de 2 tours, dans l’enceinte du château, dernières traces de la collégiale Saint-Georges (XIe siècle) qui fut la nécropole de la maison de Vendôme ; jardin romantique ; petit musée documentaire ; belle vue sur la ville.
Gare TGV de Vendôme-Villiers
Le parcours se termine à la gare TGV de Vendôme-Villiers, desservie par plusieurs TGV, essentiellement Paris-Tours, plusieurs fois par jour. Des navettes bus permettent de rejoindre le centre de Vendôme, lieu martinien incontournable sur le chemin.