A l’orée du Parc naturel régional de la vallée de Chevreuse, Gif-sur-Yvette bénéficie d’un cadre de vie remarquable, à mi-chemin entre la ville et la campagne.
La commune se trouvait sur le passage de la voie romaine entre Lutèce et Autricum (Paris-Chartres). Très tôt site agricole implanté dans la Vallée de Chevreuse, et reliée dès le milieu du XIXe siècle à Paris par le chemin de fer, la commune devint un lieu de villégiature. En 1831, le baron Claude François de Méneval, secrétaire de Napoléon Ier, y fit construire le château de l’Ermitage.
Le tracé du sentier GR 655 traverse le territoire de Gif-sur-Yvette ; il correspond à l’actuel chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Gif-sur-Yvette vient d’intégrer le parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse.
A VOIR
Eglise Saint-Rémi (VIIe- IXe siècles)
Profondément remaniée au XIXe siècle,elle a été restaurée en 1985. Elle présente des biens mobiliers patrimoniaux remarquables. Datant du siècle de Louis XV, « la Vierge à l’Enfant » est une des plus belles pièces de l’église. La nef est décorée d’un tableau représentant le Christ soutenu par deux franciscains. En face du portail est accroché un « Ecce Homo », tableau peint par Louis Dauberon en 1800 et offert par Napoléon III en 1859.
Fernand Léger et l’Auberge du Gros Tilleul
Fernand Léger (1881 – 1955) a vécu à Gif de 1952 à sa mort en 1955, dans l’ancienne auberge du Gros Tilleul. Ayant a pris part à toutes les conquêtes de l’architecture, de l’urbanisme et des arts décoratifs, il a contribué à transformer le paysage urbain et à restituer à l’artiste sa place majeure dans la mutation de la société. Tout d’abord influencé par le cubisme, il trouve son propre style et s’inspire d’objets de son quotidien. Membre du Parti Communisrte Français, il montre son engagement humaniste et fraternel auprès des travailleurs à travers ses toiles « Les constructeurs » (1951) ou « La Grande Parade ». C’est dans son atelier giffois que Fernand Léger exécute, entre autres, les illustrations pour « Liberté », le poème écrit par Paul Eluard sous l’Occupation, la « Partie de campagne », et les deux « Grande Parade » (1953 et 1954). Le peintre est enterré dans le nouveau cimetière de Gif. Sa stèle est ornée de sa célèbre "Fleur qui marche".
Ancienne auberge guinguette réputée d’avant la Seconde guerre Mondiale, le Gros Tilleuldevint la propriété de Fernand Léger en 1953. Les dimensions importantes de l’ancienne salle de bal convenaient parfaitement à son désir de peindre de grandes oeuvres monumentales. A la mort du peintre, la propriété fut mise à la disposition du Parti Communiste Français, avant de devenir en 1972 le théâtre des négociations pour la paix au Viet-Nam. Aujourd’hui, le Gros Tilleul est la propriété du photographe giffois Bernard Minier.
Abbaye Notre-Dame-de-Gif
Au XIIe siècle, une lettre patente du roi Louis VII le Jeune mentionne l’abbaye bénédictine Notre Dame du Val de Gif. Conformément à la règle de Saint-Benoît, les religieuses font voeu de pauvreté, d’obéissance, de chasteté, et sont soumises à une vie communautaire rigoureuse organisée autour du travail et de la prière.
L’abbaye accueille et héberge pèlerins, malades, pauvres, et prie pour les morts à la demande des familles en échange de dons. Bien qu’issues de familles nobles ou bourgeoises, les religieuses mènent une vie simple au contact de la population locale. Principal propriétaire terrien de la commune, l’abbaye possède de nombreux biens : fermes, moulins, terres labourables, bois, prés, vignes… L’histoire de l’abbaye est ponctuée par des périodes de prospérité et de difficultés nombreuses : les guerres, les scandales et les réformes désorganisent la vie de la congrégation; au XVIIe siècle, son rapprochement avec le Jansénisme entraînera sa disgrâce et sa disparition à la Révolution ; en 1789, l’abbaye, ainsi que tous les biens ecclésiastiques de France, sont mis à la disposition de la Nation. Il n’en reste aujourd’hui que des vestiges.