Montrouge

Le nom de Montrouge apparaît pour la première fois en 1194 sous la forme latine de Rubeo Monte. L’origine du nom fait controverse auprès des historiens : certains évoquent le surnom d’un seigneur de Montrouge du XIe siècle, Guy, dit le Rouge à cause de sa chevelure, d’autres le fait que Montrouge se trouve situé sur un plateau (qui sépare la vallée de la Seine de celle de la Bièvre) et que la terre de son sol est par endroit argileuse et de couleur rougeâtre (théorie plus vraisemblable car la dénomination d’un ancien lieu-dit des Fosses rouges l’atteste).

Les premiers habitants de Montrouge étaient des bûcherons et des paysans qui cultivaient des céréales et la vigne à partir du XIVe siècle, ainsi que des meuniers dont les moulins ont commencé à apparaître sur la plaine de Montrouge et ont subsisté jusqu’au XIXe siècle. Montrouge était essentiellement développée le long d’un chemin devenu à la période contemporaine rue Gabriel-Péri et rue Barbès. Autre voie structurante de la commune, la route d’Orléans est depuis l’époque romaine une voie importante reliant Paris à Orléans.

Si l’on veut citer un métier traditionnel présent à Montrouge autrefois, il faut évoquer celui de carrier, que la ville célèbre encore aujourd’hui. En effet, c’est parce que les sous-sols parisiens avaient déjà été utilisés que l’on commença à creuser le sol de Montrouge afin d’y extraire la pierre durant plus de 300 ans, jusqu’au XIXe siècle. Cette pierre calcaire servit notamment à construire des monuments et habitations parisiens. L’extraction se réalisait par des puits d’extraction, mais également à ciel ouvert. Ainsi le sous-sol de Montrouge comprenant à l’époque le Petit Montrouge (l’actuel 14e arrondissement), mais aussi le Grand-Montrouge, était creusé de galeries d’une dizaine de kilomètres aujourd’hui bouchées. Les nombreux accidents entraînant des éboulements à la surface et des décès de carriers aboutirent à leur fermeture au XIXe siècle.