Son nom pourrait dériver de severanum, qui signifie le domaine de Severus, en référence à la présence dans la région d’une ferme gallo-romaine. La plus ancienne mention écrite du village, Cévérent, remonte au début du VIIIe siècle. En 1060, les religieux de Saint-Martin-des-Champs s’installèrent à Sevran. Vers 1563, les moines accordèrent à tous les habitants de Sevran un droit de pâturage dans ce qui est aujourd’hui le quartier des Marais. Un siècle plus tard, saint Vincent de Paul y séjourna quelques années. En 1644, le curé de Sevran baptisa dans l’église Charles Louis d’Orléans, fils du duc de Longueville, petit-fils naturel du duc de La Rochefoucauld. En 1803, Napoléon Ier y fit percer le canal de l’Ourcq. En 1865, on y créa une poudrerie nationale, aujourd’hui musée des poudres. De 1881 à 1890, Alfred Nobel habita à Sevran, dans ce qui est devenu la mairie. Il y inventa la balistite, une forme de poudre sans fumée. Kodak s’y installa en 1925.
A VOIR
Eglise Saint-Martin
Elle remonte à l’époque médiévale, mais l’édifice actuel fut dédié en 1551. À cet emplacement, des fouilles archéologiques ont mis au jour un sanctuaire funéraire mérovingien. L’église s’agrandit en 1935 par l’ajout de bas-côtés. En 1981, la première travée de l’église a été ravagée par un incendie. En octobre 2005, l’église a été réouverte. L’édifice abrite des dalles funéraires anciennes.
Énigme de la statuette
En haut de la nef de l’église Saint-Martin, se trouve une petite statue de plâtre peint. Elle représente Jésus Enfant de Prague. Elle aurait quitté l’Espagne en 1555 pour l’Europe centrale, emportée par dona Maria Manrique de Lara, partie épouser Vlatislav de Pernstejn. En 1628, leur fille, Polyxène de Lobkovicz, détentrice de cette œuvre, l’offrit à l’Église.